DEPISTAGE techniques avancées

techniques d’imagerie
tomosynthèse et dépistage
Dans ce travail, un remplacement de la technique de mammographie suivie d’une tomosynthèse est comparée avec la technique de mammographie avec reconstitution de synthèse en 2D de principe. Cette attitude diminue la dose par deux, ce qui la rend applicable au dépistage de masse.
Svahn TM1, Houssami N2, Sechopoulos I3, Mattsson S4.
Review of radiation dose estimates in digital breast tomosynthesis relative to those in two-view full-field digital mammography.
Breast. 2014 Dec 29. pii: S0960-9776(14)00221-5.

CISNET
Cancer Intervention and Surveillance Modeling Network (CISNET) est un modèle appliqué aux femmes de 40 à 49 ans soumise à une mammographie numérique annuelle .
En ajoutant ce dépistage au dépistage des 50-74 ans , le gain moyen est de 20% d’années de vie gagnées. Le nombre de vies gagnées est de une vie pour 588 femmes de 40 à 49 ans soumises à l’examen annuel.
Hendrick RE1, Helvie MA, Hardesty LA.
Implications of CISNET Modeling on Number Needed to Screen and Mortality Reduction With Digital Mammography in Women 40-49 Years Old.AJR Am J Roentgenol. 2014 Dec;203(6):1379-81.

tomographies par ultrasons mécaniques automatisées
technique prometteuse sans irradiation en développement…
Hopp T1, Duric N2, Ruiter NV3.
Image fusion of Ultrasound Computer Tomography volumes with X-ray mammograms using a biomechanical model based 2D/3D registration.
Comput Med Imaging Graph. 2014 Oct 18.

IRM avec réhaussement dynamique de l’image
comparée à la mammographie , elle à l’avantage de ne pas irradier et d’être très sensible avec une spécificité variable. Elle est chronophage et lecteur dépendante. L’idée est d’automatiser la localisation des lésions pour éviter les artefacts. Un étude comparative montre 4% de faux positifs et 89% de cancers identifiés
Automated localization of breast cancer in DCE-MRI.
Gubern-Mérida A1, Martí R2, Melendez J3, Hauth JL3, Mann RM3, Karssemeijer N3, Platel B3.
Med Image Anal. 2014 Dec 8.

tests salivaires
test salivaire des autoanticorps contre l’ATP6AP1 en cours d’étude à suivre …
Arif S1, Qudsia S2, Urooj S1, Chaudry N1, Arshad A1, Andleeb S3.
Blueprint of quartz crystal microbalance biosensor for early detection of breast cancer through salivary autoantibodies against ATP6AP1.Biosens Bioelectron. 2014 Oct 5;65C:62-70.

techniques biochimiques
Identifier et quantifier les fragments de microARN dans le plasma et le sérum serait possible avant l’expression du cancer ou pire sa diffusion métastatique,inaccessible parfois aux moyens les plus sophistiqués de l’imagerie…
La sensibilité et la spécificité sont en train d’être testées dans les différents stades des cancers du sein.
Plusieurs techniques de dosage de la concentration des acides nucléiques sont étudiées. La reverse transcription, la PCR quantitative (RC-qPCR) serait la plus accessible au clinicien. Les microaarays ont été testés . Le séquençage de dernière génération serait la plus puissante.
référence:
Pimentel F1, Bonilla P1, Ravishankar YG1, Contag A1, Gopal N1, LaCour S1, Lee T1, Niemz A2.
Technology in MicroRNA Profiling: Circulating MicroRNAs as Noninvasive Cancer Biomarkers in Breast Cancer.
J Lab Autom. 2014 Dec 18.

L’expression du microRNA-21 (miR-21) est dosée dans le sérum de femmes atteintes de cancers et non atteintes. Une méta-analyse large est effectuée de 438 malades avec 228 controls. Les critères sensibilité, spécificité and DOR ont été : Se = 0.79 [95 % confidence interval (CI) 0.66-0.87],Sp=0.85 (95 % CI 0.75-0.91) and DOR=19.46 (95 % CI 8.74-43.30), AUC était de 0.89 (95 % CI 0.86-0.91). Le miR-21 est un marqueur potentiel avec une haute sensibilité et spécificité. Son application clinique est à préciser par d’autres études.
référence: Li S1, Yang X, Yang J, Zhen J, Zhang D.
Serum microRNA-21 as a potential diagnostic biomarker for breast cancer: a systematic review and meta-analysis
Clin Exp Med. 2014 Dec 17.

l’odorat des chiens.

Un Malinois lors d’un exercice à Bonneville, en Haute-Savoie, le 15 juin 2009. ©JEAN-PHILIPPE KSIAZEK / AFP ,   article paru dans Sciences et Avenir

En partenariat avec l’Institut Curie, une société cherche à mettre au point une technique de dépistage du cancer du sein grâce à l’odorat des chiens pour un coût bien inférieur aux examens cliniques actuels : c’est l’ambition du projet Kdog, initié par l’entreprise d’expertise cynophile ITDC, basée en Haute-Vienne, et porté par l’Institut Curie. Dès septembre, Thor et Nykios, deux berger malinois, apprendront à reconnaître l’odeur du cancer du sein. « Un chien peut emmagasiner un catalogue d’odeurs presque infini ! », lance M. Experton, qui a notamment dressé les premiers chiens détecteurs de stupéfiants et d’explosifs de l’armée de l’air.

Lors d’une première phase, les chiens seront exposés à deux types de prélèvements odorants. Le premier sera dressé sur des tissus imprégnés de la transpiration des patientes, tandis que son congénère le sera directement sur des prélèvements de tumeurs. Chaque session sera filmée et c’est Jacky Experton qui décodera pour l’Institut Curie le comportement des chiens face au stimulus odorant. Puis les chiens intervertiront leur rôle. Cette seconde étape vise à confirmer la présence des mêmes composés volatiles du cancer du sein dans la sueur ou les tumeurs, en quantité différente mais toujours détectable par l’odorat du chien.

Si notre postulat se vérifiait, les bénéfices seraient immenses », souligne la biologiste Aurélie Thuleau, chef du projet Kdog

Viendra alors le temps des tests « en aveugle »: l’Institut Curie enverra à Jacky Experton et ses chiens des tissus tests numérotés mais ne mentionnant pas s’il s’agit de patientes malades ou indemnes. « Le croisement des données permettra de dire si le chien a marqué les bons prélèvements ou pas », explique l’expert cynophile. Si les résultats sont concluants, l’institut Curie envisagera un essai clinique impliquant une plus grande cohorte de patients. « Si notre postulat se vérifiait, les bénéfices seraient immenses », souligne la biologiste Aurélie Thuleau, chef du projet Kdog. Car le flair des chiens est par nature non invasif, extrêmement mobile, très peu coûteux et constituerait une solution de dépistage idéale, dans une perspective humanitaire par exemple. L’étude préliminaire, qui durera 6 à 9 mois selon le rythme des progrès des chiens, est financée par le seul Institut Curie, qui a levé 100.000 euros par le biais du mécénat.

C’est en découvrant que des études prometteuses avaient été menées sur les cancers de la prostate à partir des composés odorants laissés par la maladie dans l’urine des patients que Jacky Experton a eu l’idée du projet. Une étude pilote réalisée en Autriche avait ainsi suggéré en 2012 que les chiens étaient étonnamment doués pour détecter les cancers du poumon grâce à leur odorat. Lors de tests menés en partenariat avec un service de pneumologie de l’hôpital de Krems (nord-est de l’Autriche), les chiens avaient respiré 120 échantillons d’haleine provenant de patients ou de personnes saines. Ils avaient identifié avec un taux de réussite de 70% ceux qui étaient atteints d’un cancer du poumon, un succès recoupant des essais déjà réalisés par le passé aux Etats-Unis ou en Allemagne.